Suivre Onlyweb formation sur Facebook
Suivre Onlyweb formation sur LinkedIn

Les trois constituants du signe

Les trois constituants du signe

Sémiologie de l'image

Dans sa sémiotique, Ch. S. Peirce (1938) distingue trois types de signes :

  • Les indices
  • Les icones 
  • Les symboles

Les signes indiciels : sont des traces sensibles d’un phénomène, une expression directe de la chose manifestée. L’indice est lié (prélevé) sur la chose elle-même (la fumée pour le feu).

Les signes iconiques : sont des représentations analogiques détachées des objets ou phénomènes représentés. (l’image en particulier)

Les signes symboliques : rompent toute ressemblance et toute contiguïté avec la chose exprimée.

Ils concernent tous les signes arbitraires (la langue, le calcul..) La sémiotique de Peirce, qui date de la fin du XIXème siècle, a depuis quelques temps retrouvée une seconde jeunesse. Sans doute faut-il y voir la pertinence qu’elle offre dans la compréhension et l’analyse des formes actuelles de la communication audiovisuelle et en particulier depuis l’émergence des “nouvelles images“. D’un point de vue sémiologique, la caractéristique principale de ces “nouvelles images“, qui, par le biais de l’iconicité, cherchent à ressembler aux “anciennes“, est de ne pas posséder de lien indiciel avec l’objet représenté. L’absence de contiguïté indicielle des “nouvelles images“ a fait ressurgir, par opposition, cette dimension cachée de l’image photographique et cinématographique, même si cet aspect de trace (“ça a été“) fut parfois souligné par certains auteurs comme Roland Barthes (1980) “La photo est littéralement une émanation du réfèrent.“ ou Jean-Marie Schaeffer (la notion d’arché qu’il développa représente une forme de savoir spectatoriel sur la genèse de l’image - 1987).

Pour Daniel Bougnoux (1991), le passage de l’indiciel au symbolique (de l’analogique au digital) serait le cheminement de l’éducation et de la culture, tandis que l’art, le rêve et l’imaginaire emprunteraient un chemin inverse (du symbolique à l’indiciel, ou du digital à l’analogique). (*) « Le plus souvent icône prend un accent circonflexe. Mais sous cette forme il a une signification religieuse. D'où la préférence qu'on accorde ici (par référence à l'anglais icon) à icone, au masculin et sans accent. » D'après : GARDIES André, BESSALEL Jean, 200 mots-clés de la théorie du cinéma, Paris, Editions du Cerf, 1992.

Onlyweb Formation, une marque EVA - Solutions

coordonnées

© EVA SOLUTIONS 2018
62E avenue Edouard Millaud
69290 CRAPONNE
TÉL 04 82 53 86 02
EVA Solutions: La force du réseau